Autobio’

*3615RACONTETALIFE* [ON]
Depuis mon plus jeune âge j’ai appris à penser de façon structurée. Pas mauvais en maths et en matière scientifique, c’est d’ailleurs ce qui m’a amené à faire les études que je fais en ce moment. J’ai toujours beaucoup aimé la régularité, la symétrie aussi, et l’ordre. J’essaye toujours de donner un sens logique à chaque chose, à me représenter chaque chose, selon une forme définie clairement. Ma professeur de français me le dit souvent ; je suis (trop) concis, et très structuré. De part la nature même des études que j’envisage de poursuivre (la programmation informatique), je me rends compte qu’elles aussi sont structurées par définition. Un exemple tout simple ; le langage de programmation, qui m’attire tout particulièrement, a une syntaxe bien définie, et elle s’accompagne généralement de son indentation, propre a rendre les lignes de codes encore plus claires et carrées.
Pourtant, depuis mes classes de primaires, je me suis beaucoup attaché à la musique. Ces dernières années je m’en suis rarement séparé. Elle me permet de ressentir beaucoup d’émotions, de me laisser aller, d’y puiser de l’énergie aussi. Je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai lâché prise, éclatant en larme sur telle ou telle musique, histoire d’évacuer mes problèmes du moment. Je n’arrive toujours pas à savoir si mes impressions sur les émotions que je ressens sont les même que celle d’autrui, même en prenant en compte le fait que chacun est unique, avec sa personnalité propre. Je répondrais sûrement à ce questionnement après avoir vécu un peu plus. Pour en revenir au sujet précédent qui à quelques peu dérivé, je ne compte plus non plus le nombre de décharges d’endorphine que m’a procuré l’écoute d’une musique quelconque, ressentant un frisson intense parcourant tout le long de mon corps.
Si je pouvais définir ma vision de la vie que je voudrais avoir dans un monde utopique, je dirais qu’elle serait facilement représentée par un film, avec une bande son pour chaque moment, qu’il soit triste, romantique, comique, glorieux ou non. Je me suis aperçu aussi que la musique, en opposition avec mes préférences générales, est structurée sans vraiment l’être. Elle est structurée par le nombre de temps, de mesures, ainsi que les notes qui plus ou moins précisément définies. Mais à cet agencement s’ajoute une grande part de désordre, qui donne naissance à une harmonie finale insoupçonnée à première vue. A partir de là, il m’a semblé normal passé un certain âge, d’essayer de produire de la musique par mes propres moyens. Cette initiative reflète en grande partie mon envie d’autonomie, de polyvalence.
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